Pendule l’amour messager

18.000 

France, Époque Louis XVI
Bronze ciselé et doré
Marbre noir
Le cadran émaillé est signé « Gille L’ainé à Paris »

Catégorie :

France, Époque Louis XVI
Bronze ciselé et doré
Marbre noir
Le cadran émaillé est signé « Gille L’ainé à Paris »

Cette pendule de bureau en bronze ciselé et doré représente un amour ailé caressant l’un des oiseaux d’un couple de colombes. Portant un casque ailé, des ailes sont également accrochées à ses chevilles au moyen d’un lacet de même qu’un carquois sur son bras droit.  Il émerge d’un nuage devant lequel prend place un cadran émaillé blanc, à chiffres romains pour les heures et arabes pour les minutes, et signé « Gille L’ainé à Paris », encadré d’une frise d’entrelacs et surmontée d’une guirlande de fleurs.
L’ensemble repose sur quatre pieds en bronze doré ainsi qu’un double socle à bordure orné d’une rosace en son centre, encadré d’une gorge et surmonté d’une deuxième frise à motif de raies de cœur. Ce socle repose sur un contre socle en marbre noir orné de bronzes ciselés et dorés à motif d’entrelacs agrémentés de feuilles interrompus par un motif en pointe de diamant.

Le thème de l’amour

 

La seconde moitié du XVIIIe siècle fut marquée par un engouement important pour le thème de l’amour souvent traité par les sculpteurs les plus réputés de la période tels que Jean-Baptiste Pigalle, Étienne Maurice Falconet, Augustin Pajou, Jean-Jacques Caffieri ou Louis-Simon Boizot et Claude-Michel Clodion. Ce thème est également très présent dans les arts décoratifs. En effet, certains sculpteurs réputés fournirent régulièrement des modèles aux bronziers qui furent ensuite intégrés à des objets d’arts comme c’est le cas ici. Au XVIIIe siècle, tout particulièrement durant la période du règne de Louis XVI, il existe un nombre important de pendules ornées d’une ou plusieurs figures de petits putti à l’image de celle-ci, la présence d’attributs permettant de déceler l’idée maitresse de l’auteur du modèle.

 

 

 

Une représentation du messager de l’Amour

Le motif principal de cette pendule semble faire la synthèse de la représentation de Mercure et de Cupidon. En effet, la présence d’un casque ailé et de lacets noués à ses chevilles font directement référence à la représentation traditionnelle de Mercure. Dieu des voleurs et des voyages, il est également le messager des autres dieux, élément évoqué ici.
Il porte par ailleurs un carquois attaché à son bras droit, attribut traditionnellement associé à Cupidon, fils de Vénus et de Mars (du latin cupido, « désir »), dans la mythologie romaine. Serviteur dévoué de sa mère, ce motif fait référence à la légende qui, selon la mythologie, voulait que quiconque touché par les flèches de Cupidon tombe amoureux. Il est associé à un couple de colombe dont il caresse l’animal de gauche. La représentation de ces volatiles confirme cette thématique, car ils sont associés à Vénus, dont ils étaient réputés pour tirer le char.

Bibliographie

Pierre Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen Âge au XXe siècle, Paris, Les Éditions de l’amateur, 1997.
Elke Niehüser, French Bronze Clocks, Atglen, Schiffer, 1999.
Hans Ottomeyer et Peter Pröschel, Vergoldete Bronzen, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, Munich, Klinkhardt & Biermann, 1986, p.162.
Tardy, La pendule française dans le monde, Paris, Tardy, 1994 (7e édition revue et complétée).
Pierre Verlet, Les Bronzes dorés du XVIIIe siècle, Paris, Picard, 1999 (2e édition).

 

Bon état général

Informations complémentaires

Dimensions 35 × 31 × 16 cm