Pendule en forme de vase entouré de deux Grâces et un amour

28.000 

France, époque Louis XVI
Marbre blanc, bronze ciselé et doré
Cadran émaillé blanc signé « Tavernier à Paris »

Catégorie :

France, époque Louis XVI
Marbre blanc, bronze ciselé et doré
Cadran émaillé blanc signé « Tavernier à Paris »


Cette pendule repose sur six petits pieds toupies en bronze ciselé et doré à feuillages qui supportent la base ovale en marbre, à différents niveaux, légèrement en ressaut et à gorge, proche de la terrasse. Cette partie est ornée d’une frise ajourée en bronze doré à décor de rinceaux feuillagés et fleuris, courant tout autour et inscrite entre deux bandes. Sur le premier retrait figure une ceinture constituée de deux cordes torsadées et, plus haut près de la gorge, une rangée de perles. Sur un petit contre socle rectangulaire à angles concaves bordé d’une autre rangée de perles plus petites, repose un imposant vase ovoïde mouluré, sur un piédouche, qui est flanqué de deux Grâces en bronze ciselé et doré, chacune debout et dénudée, partiellement recouverte par une étoffe reliée à une partie du corps. Leur coiffure est agrémentée de perles et de fleurs. La partie basse du vase est ornée d’une alternance de motifs rayonnants de chandelles et de cannelures. Les figures tendent leurs bras vers un amour ailé qui est allongé sur des nuages simulés au sommet du vase dont s’échappent de part et d’autre deux importantes guirlandes fleuries et feuillagées près d’une torche enflammée parmi d’autres nuages stylisés.
Au centre du vase figure le cadran signé par « Tavernier à Paris », inscrit dans une lunette ciselée indiquant les heures en chiffres arabes par deux aiguilles repercées en bronze doré.
Le piédouche est agrémenté d’une frise de rais-de-cœur feuillagée posant sur un socle rectangulaire à plinthe en bronze doré. Au sol, de part et d’autre de la partie en marbre, sont disposés un arc et un carquois ainsi qu’une torche enflammée et une couronne de fleurs.

Le thème de l’amour

La seconde moitié du XVIIIe siècle fut marquée par un engouement important pour le thème de l’amour souvent traité par les sculpteurs les plus réputés de la période tels que Jean-Baptiste Pigalle, Étienne Maurice Falconet, Augustin Pajou, Jean-Jacques Caffieri ou Louis-Simon Boizot et Claude-Michel Clodion. Ce thème est également très présent dans les arts décoratifs. En effet, certains sculpteurs réputés fournirent régulièrement des modèles aux bronziers qui furent ensuite intégrés à des objets d’arts comme c’est le cas ici. Au XVIIIe siècle, tout particulièrement durant la période du règne de Louis XVI, il existe un nombre important de pendules associant des jeunes femmes à la beauté idéalisée avec une figure de petit putto. L’esthétique sensuelle et délicate, le mouvement harmonieux des figures et la beauté de la ciselure de ces bronzes, associés à la blancheur du marbre font de cette pendule un exemple particulièrement raffiné de ce phénomène.

Jean-Pierre Tavernier (1714-1795)

Reçu Maître en 1746, Jean-Pierre Tavernier était installé rue de Buci. Très renommé pour ses montres, il commercialisa des pendules, utilisant des caisses de Balthazar Lieutaud et du bronzier François Rémond. Parmi ses clients figurait le Comte de Caylus.

Bon état général

 

Informations complémentaires

Dimensions 20 × 37 × 47.5 cm