Paire d’appliques à un bras de lumière, à plaque aux profils d’hommes

15.000 

France, fin du XVIIe – début du XVIIIe siècle
Métal repoussé, argenté et doré poli

Exemples comparables

  • Deux plaques de lumière de Pierre II Doublet, 1669-1670, argent, musée du Louvre
  • Deux plaques de lumière aux armes de Paul et Ursula Esterházy, milieu du XVIIe siècle, Augsbourg, château de Forchtenstein, Esterházy Privatstiftung

 

Catégorie :

France, fin du XVIIe- début du XVIIIe siècle
Métal repoussé, argenté et doré poli

Exemples comparables

  • Deux plaques de lumière de Pierre II Doublet, 1669-1670, argent, musée du Louvre
  • Deux plaques de lumière aux armes de Paul et Ursula Esterházy, milieu du XVIIe siècle, Augsbourg, château de Forchtenstein, Esterházy Privatstiftung

 

Les plaques de lumières sont composées d’une plaque de forme polylobée d’où part, en partie inférieure, un bras de lumière terminé par un binet et sa bobèche prévus pour recevoir une chandelle. Chaque plaque présente un décor de feuilles d’acanthes, fleurs au naturel, volutes martelées. Un cadre ovale de ce même motif, cerné d’un perlé et souligné de feuilles de chardon au naturel, encadre des plaques centrales. Celle-ci présentent deux bustes masculins sur piédouche de profil. Tous deux sont couronnés de laurier et vêtus à l’antique. Ces figures ne sont pas connues mais peuvent être comparées à celles qui ornent les plaques de lumières aux armes de Paul et Ursula Estreházy conservées au château de Forchtenstein à Augsbourg et datées du milieu du XVIIe siècle. Dans la partie basse, figure une branche à enroulements feuillagés en forme de S, supportant au bout le bassin ouvragé et la bobèche.

Les plaques de lumières

Les plaques de lumières se fixaient au mur. On les accrochait même parfois directement sur les tapisseries comme l’indique la représentation de la chambre de Louis XIV au château de Fontainebleau sur la tapisserie l’Audience du légat (Tenture de L’histoire du Roi), conservée au musée du Louvre. La lumière de la flamme de la bougie soutenue par le bras de lumière se reflétait et chatoyait sur les plaques laissées lisses comme des miroirs ou travaillées comme ici. Au XVIIIe siècle, avec la multiplication des miroirs dans les intérieurs qui permettaient de refléter la lumière, les plaques firent place aux bras de lumières placés de part et d’autre des trumeaux de glace.

Bibliographie

Catherine Arminjon, Quand Versailles était meublé d’argent, Catalogue d’exposition, Château de Versailles, 21 novembre 2007 – 9 mars 2008, Versailles, 2007.
Michèle Bimbenet-Privat, Les Orfèvres et l’orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle T. I., Paris, Commission des travaux historiques de la ville de Paris, 2002, p 86-87.
Nicolas Courtin, L’art d’habiter à Paris au XVIIe siècle, Dijon, Édition Faton, 2011, p. 235-236.

Bon état général, légères usures d’usage, quelques très légers manques

Informations complémentaires

Dimensions 38.5 × 33.2 × 55.5 cm
nombre d'objets

2