Encrier en placage d’ébène et d’acajou à frise d’entrelacs

24.000 

France, époque Louis XVI
Placage d’ébène et d’acajou
Bronzes ciselés et dorés
Métal argenté
Attribué à Philippe Montigny (1734-1800)

Exemples comparables

  • Un encrier par Philippe Montigny en ébène et bronze doré, marqué du Garde-Meuble privé de la reine Marie-Antoinette et du Petit Trianon, Château de Versailles
  • Un encrier attribué à Pierre Garnier vers 1762-1765, Musée Calouste Gulbenkian (Libsonne)
Catégorie :

France, époque Louis XVI
Placage d’ébène et d’acajou
Bronzes ciselés et dorés
Métal argenté
Attribué à Philippe Montigny (1734-1800)

Exemples comparables

  • Un encrier par Philippe Montigny en ébène et bronze doré, marqué du Garde-Meuble privé de la reine Marie-Antoinette et du Petit Trianon, Château de Versailles
  • Un encrier attribué à Pierre Garnier vers 1762-1765, Musée Calouste Gulbenkian (Lisbonne)

De forme rectangulaire, cet encrier présente quatre côtés droits, trois godets en métal argenté (deux godets cubiques pour l’encre et le sable de séchage, et une cuvette rectangulaire pour l’éponge), séparés par deux petites plates-bandes en placage d’ébène.
Les deux cuvettes placées dans le sens de la longueur sont également plaquées d’ébène et incurvées en demi-cercle pour accueillir les ustensiles d’écriture.
L’encrier est orné de bronzes ciselés et dorés tels que la poignée géométrique à facettes et ses attaches, les cadres en plates-bandes et baguettes moulurées du dessus, les frises ajourées d’entrelacs disposés en alternance de grands et petits cercles agrémentés de fleurons, la moulure qui court le long de la base en ressaut et les petits pieds boules.

Un objet utilitaire

Parfois appelé écritoire, cet objet permettait de ranger et de mettre à la disposition de l’épistolier les outils nécessaires à l’écriture comme l’encrier, la boîte à sable de séchage, les grattoirs, etc. Facilement transportable par ces matériaux légers, cet objet est par ailleurs muni d’une poignée.
À la fois utilitaires et décoratifs, les encriers étaient parfois conçus dans des matériaux précieux comme c’est le cas ici où sont associés l’acajou, l’ébène et bronzes dorés et ciselés.
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’évolution du goût aspirant à l’abandon du style rocaille, marqué par le mouvement et les formes contournées, pour de nouveaux critères esthétiques plus classiques, les encriers associent alors formes sobres et géométriques à un vocabulaire néoclassique comme avec la large frise d’entrelacs qui court sur la ceinture, motif directement inspiré de l’architecture antique.

Bibliographie

Emmanuel Sarméo, Les écritoires néoclassiques français, Mémoire de l’Université Grenoble Alpes – UFR Arts & Sciences Humaines, 2008.

Bon état général, restauration d’usage et petites fentes au revers de la base, légères traces d’usure au bronze

Informations complémentaires

Poids 1.5 kg
Dimensions 24.5 × 17 × 6.5 cm