Cartel orné de bronze ciselé et doré

12.000 

France, époque Louis XV
Bronze ciselé et doré
Le mouvement est signé « Martin Paris »

Catégorie :

France, époque Louis XV
Bronze ciselé et doré
Le mouvement est signé « Martin Paris »

Ce cartel présente un encadrement mouvementé, à décor asymétrique en bronze ciselé et doré.
L’ensemble est richement décoré de rinceaux de feuillages, de motifs moulurés terminés en enroulement et de fleurs. Il est caractéristique des formes rocailles, qui privilégient la courbe, l’abondance et l’asymétrie.
Le cadran circulaire émaillé blanc indique les heures en chiffres romains et les minutes sont données par deux aiguilles ajourées en bronze doré et par tranches de cinq minutes en chiffres arabes. Le mouvement est signé au revers « Martin Paris ». Sous le cadre, se trouve une ouverture derrière laquelle le pendule est visible. Au sommet de l’ensemble, un oiseau aux ailes déployées est posé sur une treille parcourue d’une guirlande de fleurs courant sur la partie droite du cartel.

Un cartel rocaille

Se développant à partir des années 1720, les origines de l’ornement rocaille connaissent plusieurs explications. Le plus souvent, les formes de coquilles et de palmettes sont mises en avant pour expliquer sa genèse. Certains avancent par ailleurs l’idée que l’ornement rocaille serait la continuation des décorations de grottes ou de formes pétrifiées, ce qui expliquerait le nom de celui-ci. Le progrès des sciences naturelles, la mode des collections de curiosités naturelles comme les madrépores, les coraux, les pétrifications et les coquilles favorisèrent probablement le développement de ce répertoire ornemental caractérisé par l’utilisation de volutes, de feuillages, de coquillages, de rochers naturels et de motifs minéraux.
S’il s’est répandu dans toute l’Europe, dans certains pays, son exubérance alla jusqu’à l’asymétrie, où il fut alors qualifié par le terme de rococo. En France, il s’exprima d’une forme plus sobre où la symétrie resta de mise pour la forme générale des meubles ou des bronzes concernés. Ainsi, le bronze doré fut un terrain d’exploration particulièrement favorable à l’expression du vocabulaire rocaille, allant parfois jusqu’à oser l’asymétrie des ornements, comme l’illustre ce cartel où mouvements et volutes sont asymétriques. La sobriété française est cependant mise à l’honneur pour le cadran central.

Bibliographie

Pierre Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française, du Moyen Age au XXe siècle, Paris, les éditions de l’amateur, 1997.
Hans Ottomeyer, Peter Pröschel, Vergoldete Bronzen : die Bronzenarbeiten des Spätbarock und Klassizismus, München, Klinkhardt & Biermann, 1986.
Pierre Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Paris, édition Picard, 1987.

Bon état général
Léger éclats sur le cadran

 

Informations complémentaires

Dimensions 36 × 19 × 61 cm