Baromètre-thermomètre en bois sculpté, ajouré et doré

25.000 

France, époque Louis XVI, vers 1770
Bois sculpté et doré

Catégorie :

France, époque Louis XVI, vers 1770
Bois sculpté et doré

Ce baromètre-thermomètre présente à l’amortissement un vase contenant un bouquet de fleurs reposant sur des volutes décorées de guirlandes sculptées.
Au centre, un thermomètre, cerné d’un encadrement de perles surmonte un baromètre en forme de tondo également orné de perles. Le cadran circulaire du baromètre est flanqué de volutes sculptées ornées de guirlandes fleuries et repose sur une structure architecturée. L’extrémité inférieure est formée d’un culot feuillagé terminé par une graine.

Histoire du baromètre
Le premier baromètre, un baromètre à mercure, a été inventé en 1643 par Evangelista Torricelli. Ce physicien italien a été le premier à mettre en évidence l’existence de la pression atmosphérique. Lors de ses expériences, il remarque que la hauteur du mercure dans le tube varie avec les changements métérologiques.
Sur un baromètre du XVIIIe siècle, comme c’est le cas ici, le mécanisme selon Torricelli se trouve derrière. Le principe étant que la pression exercée par l’air dans le tube (la pression atmosphérique) sur le mercure permette de faire actionner l’aiguille de son cadran.
Le physicien et chimiste irlandais Robert Boyle est le premier à utiliser le terme de « baromètre » du grec baros : « poids, pesanteur ».
L’intérêt de l’époque pour la science amène les artisans à associer, comme c’est le cas ici, baromètre et thermomètre.

Histoire du thermomètre
Traditionnellement attribuée à Galilée qui en a défini le principe, l’invention du thermomètre remonte au milieu du XVIIe siècle. La température est mesurée grâce à la dilatation d’un liquide contenu dans un tube de verre. Plusieurs physiciens des XVIIe et XVIIIe siècle ont perfectionné peu à peu cet instrument et proposé différentes échelles avant d’adoption des échelles actuelles. Le Grand-Duc de Toscane Ferdinand de Médicis crée en 1654 un thermomètre à alcool comportant 50 graduations mais il faut attendre 1717 pour que l’Allemand Fahrenheit invente, le premier thermomètre à mercure et l’échelle qui porte son nom. Puis en 1742 le Suédois Celsius invente une échelle allant de 100°C pour la congélation de l’eau à 0°C pour son ébullition qui sera inversée après sa mort. En 1794, la Convention homologue cette échelle de degrés centigrades qui est aujourd’hui la plus utilisée.
Le thermomètre à mercure ou à alcool peut être à lecture directe ou à cadran. Dans ce cas, un mécanisme relie un flotteur placé dans la colonne à une aiguille.
C’est à la fin du XVIIe siècle que le thermomètre et le baromètre anciens quittent les laboratoires des scientifiques pour être admis dans les intérieurs de personnes éclairées. En effet, au XVIIIe siècle deviennent de plus en plus appréciés les instruments et les machines, dans le cadre des collections encyclopédiques du XVIIIe siècle à la fois pour leur décor, la préciosité de leurs matériaux mais également pour la beauté de leur forme. Les sciences prenant une place grandissante dans la société à cette époque, princes ou riches aristocrates plurent à posséder des instruments les associant aux dernières découvertes.
Si la fabrication des mécanismes des baromètres et des thermomètres réclame les compétences très particulières d’un opticien, celle de l’objet est confié aux menuisiers qui créent des écrins pour ces instruments à l’image de ce baromètre-thermomètre.

Bibliographie
Camille Frémontier-Murphy, « Une collection d’instruments scientifiques au musée du Louvre, », L’Estampille-L’Objet d’Art, n°342, Décembre 1999, p. 40-53

Bon état général.

Informations complémentaires

Dimensions 52 × 120 cm